Communiqué de presse: Luc Ailliet, premier chiropracteur Belge à obtenir le titre de « Docteur d’une Université Libre »

Le chiropracteur belge a obtenu son titre de docteur à l’Université libre d’Amsterdam, au sein de la faculté de médecine, département d’épidémiologie et de biostatistique

Bruxelles, le 21 mars 2016 – Vendredi dernier, le chiropracteur Luc Ailliet a défendu sa thèse à l’Université Libre d’Amsterdam (Vrije Universiteit Amsterdam). Avec ses travaux consacrés aux douleurs lombaires et de la nuque ainsi qu’au rôle de facteurs psychosociaux dans la pratique chiropratique (intitulé complet de la thèse: « The measurement of neck pain and low back pain and the role of psychosocial factors in chiropractic care »), le chiropracteur gantois a effectué pendant un an, avec une collecte de données via des messages SMS hebdomadaires, ses recherches liées à l’évolution des douleurs de la nuque et du dos, et il s’est également penché sur l’influence de facteurs psychosociaux tels que la peur, la dépression, la somatisation et le support de proches dans le cadre de la revalidation de patients qui consultent un chiropracteur en raison de douleurs de nuque ou de dos. C’est la première fois qu’un chiropracteur belge obtient le titre de docteur dans le secteur de la médecine. Mais pour ce faire, Luc Ailliet a dû s’adresser à une université étrangère.

« Pendant six ans, j’ai consacré 40 % de mon temps et de mes revenus à cette thèse. Pas moins de sept articles scientifiques en seront tirés. Les travaux ont notamment montré que la collecte de données via SMS est une technique prometteuse pour la recherche, que la somatisation est l’unique facteur qui peut être associé à la revalidation nécessaire pour des lombalgies et des douleurs de nuque, et que l’analyse de facteurs psychosociaux au début d’un traitement ne facilite pas les prévisions relatives à la revalidation », explique le doctorant Luc Ailliet.

Une thèse qui soutient le fondement scientifique de la pratique chiropratique

Il est actuellement impossible de suivre une formation en chiropraxie en Belgique. À l’origine en 2003, Luc Ailliet s’est pourtant également présenté à l’Université de Gand avec un dossier complet. À l’époque, l’université n’a pas voulu créer un précédent en autorisant une personne issue du monde non-conventionnel à obtenir un doctorat dans la faculté de médecine. C’est ce qui a obligé Luc Ailliet à écrire sa thèse et au final la défendre dans une université étrangère.

Pour Bart Vandendries, président de l’Union Belge des Chiropracteurs, les thèses de ce genre sont pourtant une preuve évidente que la chiropraxie est arrivée à maturité et que les chiropracteurs exercent bel et bien leur pratique en se basant sur des fondements scientifiques.

« Cette thèse confirme la tendance qui voit un nombre croissant de recherches scientifiques venir soutenir la pratique du chiropracteur. De plus en plus, nous constatons que la recherche liée aux douleurs de la nuque et du dos est proposée par la médecine non-conventionnelle. Au Danemark, où la chiropraxie est parfaitement intégrée dans le système de soins de santé, une enquête de 2012 a montré que la plupart des études consacrées aux douleurs de nuque et de dos étaient réalisées par des chiropracteurs », explique Bart Vandendries.

« Nous ne pouvons qu’espérer que les chiropracteurs belges qui souhaitent contribuer à la recherche scientifique puissent s’adresser à une université belge et que, à l’instar de nombreux pays européens, on puisse en Belgique aussi suivre une formation en chiropraxie à l’université. Cela ne peut qu’être bénéfique aux patients qui souffrent de douleurs de dos et de nuque », poursuit Luc Ailliet.

L’efficacité de la chiropraxie est scientifiquement prouvée

Les douleurs de dos et de nuque sont présentées dans de nombreuses études comme une problématique sociale. En Belgique, on dénombre plus de 1,5 million de patients souffrant d’une lombalgie chronique. Une estimation prudente chiffre le coût total de la problématique à 1,6 milliard d’euros, alors que la lombalgie est responsable de 5,7 millions de jours non œuvrés pour cause de maladie par an en Belgique.

Depuis des décennies, des recherches sont effectuées concernant l’efficacité, la rentabilité et la sûreté des manipulations des articulations. Plusieurs résultats d’études scientifiques ont démontré que la manipulation offre une réelle plus-value pour l’approche des douleurs de dos et de nuque. Ces études scientifiques sont accessibles à tous, y compris aux responsables académiques belges, aux médecins et au législateur. L’INAMI a déjà également réalisé l’utilité des manipulations, car il existe un code de remboursement pour les manipulations effectuées par un médecin, même si celui-ci est moins bien formé à cette pratique que le chiropracteur.

« Les chiropracteurs sont des prestataires de soins de santé extrêmement bien formés, qui disposent d’un diplôme universitaire accrédité. Dans de nombreux pays, notamment au Danemark et en France, leur utilité dans le secteur des soins de santé a déjà été pleinement prouvée, ce qui montre qu’il y a assez de raisons pour que la pratique chiropratique soit, en Belgique aussi, intégrée dans les soins de santé de première ligne », conclut Bart Vandendries.

À propos de l’Union Belge des Chiropracteurs (UBC)

L’Union Belge des Chiropracteurs (UBC-BVC, pour l’équivalent néerlandophone Belgische Vereniging van Chiropractors) a été fondée en 1946 en tant qu’organisme d’autorégulation de la profession de chiropracteur. L’UBC est un membre actif de l’ECU (European Chiropractors’ Union) ainsi que de la WFC (World Federation of Chiropractic), et rassemble aujourd’hui 95 % des chiropracteurs belges. Depuis plus de 60 ans, l’UBC garantit la qualité et contrôle la formation continue et l’éthique de la profession.