Défis

Comme l’ont souligné Meeker et Haldeman en 2002, la chiropraxie en Belgique se trouve juste à la frontière entre médecine « classique» et « alternative ». Dès lors, il est essentiel que la profession développe une réelle identité et se positionne en tant que thérapie à part entière dans le monde des soins de santé.

Ces dernières années, la chiropraxie est passée d’un statut de pratique alternative et marginale à une certaine légitimité au sein des soins de santé « classiques ». Dans un certain nombre de pays, parmi lesquels le Royaume-Uni et la Suisse, ce processus est déjà bien plus avancé et les centres de formation en chiropraxie sont liés aux institutions universitaires. Les soins prodigués par les chiropractors sont remboursés par les assurances ou les autorités nationales de santé publique.

En outre, dans ces pays, l’expérience du chiropractor en matière de problèmes neuro-musculo-squelettiques et de lombalgies en particulier n’est plus contestée. Malheureusement, dans de trop nombreux pays, y compris la Belgique, la chiropraxie est délaissée et étiquetée comme étant marginale et alternative.

Avec sa formation pratique élargie, qui va au-delà des branches scientifiques et médicales de la formation de base, le chiropractor est le spécialiste présentant la meilleure expérience en matière de traitement de la colonne vertébrale parmi les soins de santé. Il est en mesure de rétablir un fonctionnement correct des muscles et articulations, en particulier de la colonne vertébrale, avec précision et exactitude.

L’importance de la manipulation dans le traitement des lombalgies n’est plus contestée. Néanmoins, en Belgique, la chiropraxie fait face à un double défi, de taille :

  • La place que prendra la chiropraxie dans le paysage des soins de santé dépendra – à juste titre – des avancées scientifiques dans le domaine de la thérapie manuelle en général et de la chiropraxie en particulier.
  • En dépit des preuves scientifiques indiscutables et de plus en plus nombreuses, le chemin à parcourir est encore long avant de venir à bout des préjugés récurrents et des fausses idées reçues relatives à la chiropraxie.

L’Union Belge des Chiropractors continue à se faire connaître avec conviction. Soutenue par une acceptation croissante de la chiropraxie dans les pays voisins, l’association professionnelle a pour but :

  • la reconnaissance de la chiropraxie en tant que profession de soins de santé primaires ;
  • le remboursement des traitements par l’INAMI ;
  • la mise en place d’une formation à plein temps de type universitaire, ou pour le moins la reconnaissance d’une « maîtrise en chiropraxie » ;
  • d’encourager plus de jeunes à se tourner vers la profession de chiropractor.

Au vu de l’impact socio-économique de la chiropraxie, de l’efficacité du traitement, de sa rentabilité, de sa sécurité, du niveau de satisfaction du patient, du niveau de formation du chiropractor et de l’organisation professionnelle de la profession, plus rien ne devrait empêcher la chiropraxie d’être implémentée dans le système de santé belge.